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Replicant

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les avis de Cinemasie

8 critiques: 2.91/5

vos avis

34 critiques: 2.86/5



Sonatine 3 I love you mom ...
Ordell Robbie 3 plus fort que "JCVD met le feu au Loft", "JCVD fait du cinéma"...
Marc G. 3.25 Surprenant !
Ghost Dog 2.25 Film d’action musclé peu inventif
François 2.75 Malgré une fin un peu prévisible, un bon polar bien violent par le plus réalist...
drélium 2.25 Mouais. J'ai eu du mal à aller jusqu'à la fin quand même...
Chris 3.5 Du bon boulot, une fois !
Arno Ching-wan 3.25 Série B électrique très prenante. C'est JCVD le vrai
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


I love you mom ...

Pour une fois, la présence de Jean Claude Van Dam dans un film n'aura pas provoqué en moi le besoin de rire à gorge déployée et c'est une bien belle surprise. Evidemment, je n'encenserai pas le film pour autant mais il présente suffisamment de qualités pour qu'il mérite d'être vu. Le plus étonnant dans tout ça, c'est que c'est réellement JCD qui porte le film sur son dos avec à ses côtés un Micheal Rooker en flic colérique chargé "d'éduquer" le dit répliquant (JCD donc) pour traquer un tueur d'enfants, lui même interprété par JCD (référence au script original de A Toute Epreuve ?) et ça fonctionne.

Le Scénario est basique, digne d'une banale série b, la mis en scène est elle mitigée (les artifices de montage ne servent décidément à rien ...), la musique est plus qu'approximative, mais malgré ça, le personnage délicieusement schizophrène de JCD fait mouche, comment rester insensible à ce bad guy dont la violence nerveuse (quasi spasmodique) surprend tout au long du film. Personnage à la fois torturé (digne des plus grands films de Ringo Lam), insensible et déterminé dans sa quête sadique (massacrer les mères supposées indignes ...) et qui va jusqu'à tirer à bout portant sur le corps sans vie de sa propre mère. Un geste hautement symbolique qui rappelle le démentiel Waise Lee dans Une Balle dans la Tête qui lui même tirez sauvagement sur les cadavres de ses ennemis.

Pas de doute, c'est le meilleur JCD que j'ai pu voir, pour une fois (et c'est rare) un réalisateur asiatique parvient à diriger son comédien (vous avez bien lu) et c'est pas faute d'avoir essayé, comme quoi avec de la patience et du savoir faire, tout devient possible dans le cinéma … Chapeau bas.



11 août 2003
par Sonatine




Film d’action musclé peu inventif

Si l’on cherche où se situe l’innovation (et donc l’intérêt) de Replicant, il n’y a pas 36 réponses : le seul élément un tant soit peu original réside dans l’utilisation d’un clone pour la résolution d’une enquête criminelle… Un sujet qui surfe ainsi habilement sur l’actualité du moment (des scientifiques mettent au point des embryons humains dans leurs laboratoires), bien qu’en aucune manière le réalisateur puisse être qualifié de visionnaire : n’est pas Kubrick qui veut ! Ringo Lam se contente seulement d’un postulat de départ futuriste pour nous ressasser la sempiternelle intrigue opposant un flic à un tueur en série, ici traumatisé par la folie meurtrière de sa mère qui avait failli lui coûter la vie étant enfant.

Dans un double premier rôle antagoniste, Jean-Claude Van Damme ne se débrouille pas si mal que cela, mais cela est dû en parti à sa partie dialogue pratiquement réduite à zéro : en clair, s’il la ferme, il est assez crédible, et d’ailleurs beaucoup plus dans le rôle du benêt que dans celui du méchant aux longs cheveux (allez savoir pourquoi). Le film est en fait porté par Michael Rooker qui affiche à l’écran un visage antipathique des plus réjouissants. Derrière la caméra, Lam signe un travail honnête et efficace, s’autorisant même quelques folies qui pourront surprendre les plus gavés en matière de films d’actions, notamment un coup de pied en plein bide dans une infirmière ou une bousculade d’handicapés à la sortie d’un hôpital. Pour le reste, les clichés abondent, la relation original-clone n’est pas vraiment creusée et la fin est tout ce qu’il y a de plus ridicule (« je vois de la pluie dans mes yeux… »).



27 janvier 2002
par Ghost Dog




Malgré une fin un peu prévisible, un bon polar bien violent par le plus réaliste des réalisateurs expatriés

Vous le croirez ou non, mais Ringo Lam est en train de faire de Jean-Claude Vandamme un acteur. Oui, le Janclod, la frite belge, the Muscles from Brussels. Le gars qui a fait Double Impact. Le gars qui s'est fait ridiculiser par Tsui Hark à deux reprises. Après une première tentative déjà encourageante avec Risque Maximum (que je n'ai pas vu en entier mais sur quelques scènes j'ai vu le Jean-Claude dans le rôle d'un personnage pour la première fois ou presque...), il récidive et sa ténacité paye.

Ici le studio n'a pas eu à passer son coup de ciseaux comme au film précédent, puisque c'est le nouveau studio du Jean-Claude. Le début du film sent bon le Ringo Lam lâché en liberté : violence, immoralité (il faut voir comment Michael Rooker traîne le Jean-Claude comme son chien), ton assez peu humoristique. Bien sûr le scénario n'a rien de nouveau et les conflits moraux des personnages ne sont pas très originaux. Mais cela fonctionne tout de même assez bien.

Surtout que la risée de la profession s'en sort de façon inespérée. Le gars qui n'arrive pas à enchaîner plus de trois mots en français sans parler anglais ou partir dans des délires métaphysiques sans queue ni tête, livre ici sa meilleure interprétation. Sans en faire trop, sans surjouer ni pour le tueur qui s'y prette pourtant pas mal, ni pour le clone très naïf parfait pour faire une interprétation "Forrest Gump du pauvre". Bref, dans ce film, Jean-Claude est un acteur, et même deux fois. Bon, ce n'est pas non plus Tom Hanks ou Robert de Niro, soyons réaliste. Mais cela fait du film un ... film, et non pas un truc avec Vandamme de plus.

Outre cette interprétation surprenante, on soulignera également la toujours très aimable bouille de Michael Rooker, la touche d'humour assez sympathique (avec le clone qui reproduit tout ce qu'il voit, à commencer par des mouvements de gymnastes...) et surtout la réalisation de Ringo Lam. Lorsque le père Ringo décide de livrer un peu d'action et de violence, il sait y faire. En témoigne l'explosion de l'appartement (enfin des débris et pas que de la belle flamme rouge), quelques plans mixés passé-présent et surtout la folle cavalcade de l'ambulance dans le parking. Ou comment filmer à l'opposé de John Woo et de sa grâce, pour un résultat aussi prenant.

On regrettera tout de même la fin trop classique et trop morale, ainsi que des longueurs de scénario (j'aurais virer la prostituée moi...). Cela empêche Replicant de devenir un sacré petit polar d'action. Il reste tout de même très sympathique à voir, rien que pour son ton, son Jean-Claude métamorphosé et sa réalisation sans concession de Monsieur Ringo Lam. Chapeau quand même, faire un film comme ça aux USA, fallait oser les gars !.



12 juillet 2001
par François




Du bon boulot, une fois !

Revoici une collaboration entre le surdoué de HK et le spécialiste de la savate fritteuse, cette fois produite par 777, donc par le Jean-Claudounet himself. A priori donc, une bonne raison de se déplacer pour aller le voir (un risque minimum de voir le métrage remonté sauvagement), d'autant plus qu'un Ringo Lam en salles est un événement trop rare pour le laisser filer.

Dès le début, bonne surprise : même si on a déjà pris l'habitude de voir notre gâteau belge préféré dédoublé, le voir cette fois-ci en méchant est assez réjouissant (avant de le voir en travesti dans un prochain Tsui Hark ?). Et quel méchant ! Il castagne tout ce qui bouge : les femmes, les enfants, les vieillards, les handicapés, ... Ce n'est pas trop moral mais c'est fichtrement triquant (!). Ringo ne se renie point, et le moins que l'on puisse dire est que la production a semblé lui avoir laissé carte blanche pour dériver vers ses penchants les plus noirs.

Ce serial-killer n'est donc pas un tendre et met la ville en feu. Ce qui procure à Replicant des effets graphiques très intenses (ah la femme massacrée dans la baignoire !) étonnamment éloignés de la sempiternelle imagerie Fincher-like. Le résultat est vraiment sec et âpre et même les plus blasés seront époustouflés par l'explosion d'un appartement ou les roustes pleines de contact que se prennent les protagonistes.

Si quelques clichés sont tout de même bien présents (le repère du vilain, les gars des services secrets), JCVD et Michael Rooker, nos deux aventuriers en pleine alerte, sont dirigés de manière intelligente et novatrice. Ces deux-là sont des bons, c'est bien connu, mais le sont encore plus sous la main d'un master.

Et ce dernier, tout le monde aura compris qu'il lui faut des projets US de ce genre et surtout pas de M:I-4.

NB : cette critique contient un petit jeu, à vous de trouver lequel et à vous d'y jouer !



12 juillet 2001
par Chris


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